L'air se comprime et se dilate
Ce qui se passe
L'eau ne se comprime pas. L'air, si — et c'est toute la différence.
Quand la pression augmente, une même quantité d'air occupe moins de place. Quand elle diminue, la même quantité d'air en occupe plus. Rien ne se perd, rien ne s'ajoute : c'est le volume qui change.
Ça vaut pour tout l'air que tu emmènes dans un contenant souple : celui de tes poumons, celui coincé sous ton masque, celui de tes oreilles, celui de ton gilet.
Pas celui de ta bouteille : elle est rigide. L'air y reste comprimé au même volume, quelle que soit la profondeur — c'est justement à ça qu'elle sert.
Repère
0–10 mla tranche où le volume varie le plus fort. Sur ces dix mètres, l'air perd la moitié de son volume en descendant, et il la retrouve en remontant. Il faudra ensuite descendre bien plus profond pour lui faire subir autant.
C'est pour ça que les premiers mètres demandent le plus d'attention, dans les deux sens.
Fais descendre et remonter le ballon
Surface. Le ballon est à son volume maximal. Fais-le descendre — le tracé en pointillés garde sa taille de 20 m.
Ce qu'on fait
- À la descente : équilibrer les oreilles, souffler un peu d'air dans le masque.
- À la remontée : ne jamais bloquer sa ventilation, et purger le gilet au fur et à mesure.
- Ajuster son gilet par petites touches plutôt que par à-coups : ce que tu ajoutes en profondeur prendra plus de place en remontant.
Cette notion prend corps dans l'eau, avec la gestion du gilet et le poumon ballast — compétence « Évoluer dans l'eau — S'équilibrer ». Ton moniteur t'y amènera.
Source : MFT FFESSM N1 (PE20), décembre 2025, p. 12 et 14.
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