La surpression pulmonaire
Ce qui se passe
En remontant, la pression autour de toi diminue. L'air contenu dans tes poumons prend donc plus de place.
Tant que tu respires, cet air en trop s'échappe tout seul à chaque expiration : tes poumons gardent leur taille. Mais si ta respiration est bloquée, il n'a nulle part où aller. Il continue de gonfler et distend les poumons au-delà de ce qu'ils supportent.
C'est un barotraumatisme — une lésion causée par une différence de pression, comme ceux de la descente (voir Les barotraumatismes). C'est le plus grave, et c'est pour ça qu'on en parle plus que des autres au niveau 1. C'est aussi celui contre lequel tu peux le plus : respirer, tout le temps, du fond jusqu'à la surface.
Repère
0–10 mla tranche où le volume de l'air varie le plus fort. Les derniers mètres avant la surface sont les plus exposés, pas les plus profonds.
Fais remonter le plongeur
20 m. Tu respires : l'air en trop s'échappe à chaque expiration. Tes poumons gardent leur taille.
Ne jamais bloquer sa ventilation en remontant. On respire normalement, embout en bouche, du fond jusqu'à la surface.
Ce qu'on fait
- Remonter sans précipitation, à vitesse contrôlée.
- Respirer normalement pendant toute la remontée.
- Rester avec son guide de palanquée et suivre ses consignes.
- Si quelque chose t'inquiète pendant la remontée, tu continues de respirer. Tu le signales à ton guide — mais tu ne bloques jamais ta ventilation, même une seconde.
Cette notion prend corps dans l'eau, avec la remontée en expiration contrôlée — compétence « Retourner en surface ». Ton moniteur t'y amènera.
Source : MFT FFESSM N1 (PE20), décembre 2025, p. 3, 8, 12 et 14.
← Toutes les fiches