L'accident de désaturation
Ce qui se passe
L'air que tu respires est surtout composé d'azote, un gaz que ton corps n'utilise pas. Sous l'eau, tu le respires sous pression : il se dissout dans ton organisme, comme le gaz d'une bouteille de soda reste invisible tant qu'elle est fermée. Plus tu descends profond et plus tu restes longtemps, plus il y en a.
À la remontée, la pression baisse et cet azote doit ressortir. Il repart tout seul par les poumons — à condition qu'on lui en laisse le temps.
Si tu remontes trop vite, il n'a pas ce temps. Il ne s'évacue plus tranquillement : il forme des bulles à l'intérieur du corps. C'est l'accident de désaturation.
C'est pour ça qu'une remontée se maîtrise. Ce n'est pas la fin de la plongée : c'en est une partie à part entière.
Ce qui augmente le risque
Tout ce qui te fait dissoudre plus d'azote, ou qui gêne son élimination : une plongée profonde, une plongée longue, une remontée trop rapide. Le froid, l'effort et la fatigue jouent aussi.
Tu remontes à la vitesse indiquée et tu fais les paliers demandés. Si quelque chose ne s'est pas passé comme prévu, tu le dis tout de suite à ton guide et au directeur de plongée — tu ne redescends jamais de toi-même.
Ce qu'on fait
- Remonter à la vitesse indiquée, sans jamais accélérer parce qu'on est pressé ou à court d'air.
- Faire les paliers demandés, en entier.
- Connaître la courbe de plongée sans palier, le temps dont on dispose à chaque profondeur avant qu'un palier devienne obligatoire (voir Remonter dans les règles).
- Suivre le guide de palanquée : c'est lui qui conduit la remontée.
- Signaler tout de suite un problème plutôt que de remonter seul.
Cette notion prend corps dans l'eau, avec la maîtrise de la vitesse de remontée et la tenue d'un palier — compétence « Retourner en surface ». Ton moniteur t'y amènera.
Source : MFT FFESSM N1 (PE20), décembre 2025, p. 12 et 14.
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