Reconnaître ce qu'on croise
Ce qui se passe
On te demandera de savoir identifier les espèces courantes. Le mot important est courantes : il ne s'agit pas de biologie, mais de savoir nommer ce que tu vois tous les jours là où tu plonges.
Et « là où tu plonges » est la clé. Il n'existe pas de liste universelle. Ce qui est courant en Méditerranée ne l'est pas en Atlantique, en lac, ou sous les tropiques. C'est pour ça que cette fiche ne t'apprend aucune espèce : elle te dit comment on apprend les siennes.
Pourquoi ça sert, au-delà du plaisir
Trois raisons, et seule la première est évidente.
Voir plus. Un plongeur qui sait nommer quelques espèces en voit beaucoup plus. Nommer, c'est commencer à distinguer.
Ne pas toucher ce qu'il ne faut pas. Beaucoup d'organismes urticants ou coupants ressemblent à un décor. Savoir les reconnaître, c'est la partie de l'identification qui relève de la sécurité — voir Faune, épaves, grottes.
Savoir quand quelque chose cloche. Une espèce qu'on ne voyait jamais, une mortalité inhabituelle, une espèce invasive : c'est un plongeur qui le remarque en premier, et seulement s'il connaît l'ordinaire.
Ce qu'on te demandera
C'est simple, et ça se prépare : décrire et nommer les espèces que tu croises le plus souvent là où tu plonges. Pas une liste, pas de latin — ce que tu as vraiment vu.
Comment on apprend les siennes
Par groupes, pas par espèces. Poissons, crustacés, mollusques, cnidaires, éponges, algues : on reconnaît d'abord une famille, ensuite une espèce. C'est plus rapide et ça se transfère d'une région à l'autre.
Avec son club. La fédération a une commission dédiée à l'environnement et à la biologie subaquatiques ; beaucoup de clubs proposent des sorties d'observation. C'est la voie la plus directe.
En regardant, puis en cherchant. L'ordre compte : on observe, on note ou on photographie, on identifie après — plutôt que de s'approcher pour mieux voir.
On identifie pour observer, pas pour approcher.
Ce qu'on fait
- Apprendre d'abord les groupes, ensuite les espèces.
- Se renseigner sur les espèces courantes du site avant d'y plonger, auprès du club.
- Observer à distance, et identifier après la plongée.
- Signaler à son club ce qui paraît inhabituel.
C'est la compétence Respecter le milieu et l'environnement, et elle se travaille en plongée d'exploration plutôt qu'en exercice. La question se pose au retour : « qu'est-ce que tu as vu ? »
Source : MFT FFESSM N2 (PA20 – PE40), décembre 2025, p. 10, p. 19 et p. 20.
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